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LIVRES, CONGRÈS, PRIX SCIENTIFIQUES

Zoologie du voyage du H.M.S. Beagle. Deuxième partie : Mammifères - Patrick Tort

2014
Zoologie du voyage du H.M.S. Beagle. Deuxième partie : Mammifères
Précédé de P. Tort, « L'ordre des coexistences »

Genève, Slatkine (version des Œuvres complètes), 2014, 230 p.

Au retour de son célèbre voyage, qui a duré près de cinq ans (27 décembre 1831 - 2 octobre 1836), à bord du Beagle, Charles Darwin, tout en préparant la publication de son Journal, classe ses spécimens d'animaux vivants naturalisés ainsi que ses échantillons fossiles, et en confie l'identification et la description savante à plusieurs spécialistes : les Mammifères actuels sont attribués à George Waterhouse, les Oiseaux à John Gould, les Poissons à Leonard Jenyns, les Reptiles à Thomas Bell.
C'est à un jeune naturaliste, George Robert Waterhouse (1810-1888), que Darwin, son aîné d'un an, propose d'expertiser, outre certains insectes, les spécimens de Mammifères - chauves-souris, canidés, félidés, un dauphin et un grand nombre de rongeurs - qu'il a rapportés, conservés avec plus ou moins de bonheur, de ses explorations. Les dix-neuf fascicules qui composent la Zoologie du voyage du H.M.S. Beagle paraîtront de février 1838 à octobre 1843.
Or Darwin est intimement convaincu, depuis le début du printemps de 1837, que les espèces ne sont pas fixes, et entame à partir du mois de juillet de cette même année une recherche secrète visant à le démontrer. Aucun de ses collaborateurs d'alors ne saura qu'il contribue à sa manière à cette démonstration, et Waterhouse, pour sa part, ne s'est pas encore affranchi de la sphère d'influence de la théologie naturelle qui gouverne à l'époque, avec une autorité sans cesse réaffirmée malgré ses adaptations nécessaires, l'histoire et la classification des organismes en Angleterre.
Dans sa préface, Patrick Tort montre comment Darwin, au fil de cette longue publication, et en dépit du respect imposé des convictions académiques, réagit déjà vigoureusement contre les systèmes classificatoires fixistes, tout en examinant avec un intérêt presque diagnostique les tentatives de réforme qu'illustrait alors, entre autres, le système « quinaire » de Macleay.


Sexe, Race et Culture - Patrick Tort

2014
Sexe, Race et Culture

Paris, Textuel, 2014, 112 p.

Le sexe et la race : réalités strictement biologiques ou pures constructions sociales ? Cette question, simple en apparence, suscite des débats passionnés, à l'heure de changements importants dans la société contemporaine. Sur le théâtre médiatique se rejoue inlassablement la même pièce qui amplifie les antagonismes figés entre nature et culture, biologie et société. Renvoyant dos à dos partisans dogmatiques de l'inné et de l'acquis, Patrick Tort nous invite brillamment à dépasser cette polémique.
Car pour cet inlassable lecteur de Darwin, l'être humain n'est pas hors de la biologie, mais il n'est pas non plus aveuglément déterminé par elle. Sa liberté réside dans l'autonomisation progressive de la culture par rapport aux lois naturelles. Contre les vieilles hiérarchies fixistes de la race et du sexe, l'auteur appelle à toujours mieux reconnaître l'Autre comme un semblable autrement construit.
Conjuguant le savoir des sciences de la vie et des sciences sociales, Patrick Tort engage ici de nouvelles procédures de pensée qui ont de bonnes chances d'être celles de l'avenir.


Zoologie du voyage du H.M.S. Beagle. Première partie : Mammifères fossiles - Patrick Tort

2013
Zoologie du voyage du H.M.S. Beagle. Première partie : Mammifères fossiles
Précédé de P. Tort, « L'ordre des successions »

Genève, Slatkine (version des Œuvres complètes), 2013, 235 p.

Au retour de son célèbre voyage, qui a duré près de cinq ans (27 décembre 1831 - 2 octobre 1836), à bord du Beagle, Charles Darwin, tout en préparant la publication de son Journal, classe ses spécimens d'animaux vivants naturalisés ainsi que ses échantillons fossiles, et en confie l'identification et la description savante à plusieurs spécialistes : les Mammifères actuels sont attribués à George Waterhouse, les Oiseaux à John Gould, les Poissons à Leonard Jenyns, les Reptiles à Thomas Bell.
C'est à Richard Owen (1804-1892) qu'incombe la charge délicate d'expertiser les vestiges fossiles des grands Mammifères, pour la plupart argentins, dont Darwin a exhumé les fragments durant son exploration des côtes de l'Amérique du Sud. Les dix-neuf fascicules qui composent la Zoologie du voyage du H.M.S. Beagle paraîtront de février 1838 à octobre 1843.
Or Darwin est intimement convaincu, depuis le début du printemps de 1837, que les espèces ne sont pas fixes et entame à partir du mois de juillet de cette même année une recherche secrète visant à le démontrer. Aucun de ses collaborateurs d'alors ne saura qu'il contribue à sa manière à cette démonstration, et Owen moins que tout autre, qui combattra à partir de 1860, avec une âpreté jalouse et parfois sournoise, la théorie exposée dans L'Origine des espèces.
Dans sa préface, Patrick Tort montre comment, dès les premiers résultats publiés de cette entreprise, et en dépit du respect imposé des convictions académiques, la paléontologie commence à servir de champ d'illustration dans la recherche des « preuves du transformisme ».


Darwinisme et Marxisme - Patrick Tort

2012
Darwinisme et Marxisme

Paris, Arkhê, 2012, 256 p.

Au cours de l'année 1909, l'astronome et astrophysicien révolutionnaire hollandais Anton Pannekoek (1873-1960), à l'occasion du centenaire de la naissance de Charles Darwin (1809-1882), publie un essai intitulé Darwinisme et Marxisme. Ce spécialiste reconnu des révolutions cosmiques y interroge la plus grande révolution biologique du XIXe siècle pour tester sa relation possible avec la révolution politique placée par Marx à l'horizon du processus historique. Ce faisant, il affronte un héritage : celui d'une intuition critique de Marx, inscrite dans une lettre à Engels du 18 juin 1862, selon laquelle, en dépit de l'intérêt manifeste qu'offre chez lui un matérialisme naturaliste apte à servir de socle au matérialisme historique, Darwin n'aurait fait en définitive que projeter sur la nature le schéma social de lutte concurrentielle qu'il avait emprunté à Malthus -, ce qui pouvait lui permettre en retour de naturaliser ad aeternum la structure même de la société capitaliste. Les positions anti-malthusiennes exprimées par Darwin en 1871 dans La Filiation de l'Homme donneront tort à Marx, qui a cédé trop tôt au devoir militant de combattre certains « darwinistes bourgeois », et qui ne pouvait en tout état de cause avoir lu en 1862 l'ouvrage au sein duquel Darwin allait exposer ouvertement sa théorie du dépérissement de la sélection éliminatoire au profit des conduites bienfaisantes, coopératives et altruistes dont s'accompagne l'extension indéfinie du processus de civilisation. Pannekoek, lui, a lu La Filiation. Comme il a lu, à l'opposé, Spencer, véritable inventeur de ce que l'on nommera plus tard, malencontreusement, le « darwinisme social ». Il en résulte l'idée que Darwin et les « darwinistes sociaux », ce n'est pas la même chose. Et que darwinisme et marxisme ne sont plus incompatibles, mais, effectivement, complémentaires, à condition de pouvoir penser, entre l'histoire de la nature et l'histoire des sociétés, le recouvrement partiel des échelles temporelles et la combinaison connexe des tendances évolutives. Au cœur de cette problématique fondamentale, Patrick Tort explique, dans son introduction et ses commentaires intercalés, l'intérêt, les enjeux et les limites du travail effectué par Pannekoek autour de ces questions majeures de la pensée contemporaine, et propose des clés pour mieux les comprendre.
     Ce concept, dialectique au sens le plus pur, apparaît alors comme la clé de l'unification du matérialisme moderne - une clé perdue par Marx, et que cherchait Pannekoek.


La Filiation de l'Homme et la Sélection liée au sexe - Patrick Tort

La Filiation de l'Homme et la Sélection liée au sexe - Patrick Tort

2012
La Filiation de l'Homme et la Sélection liée au sexe
Précédé de P. Tort, « L'anthropologie inattendue de Charles Darwin »

Genève, Slatkine (version des Œuvres complètes), 2012, 820 p.
Paris, Honoré Champion (version poche), 2013, 1040 p.


Lorsque, plus de onze ans après la première édition de L'Origine des espèces, Darwin publie en 1871 La Filiation de l'Homme (The Descent of Man), il s'acquitte d'une obligation de cohérence contractée dès sa première adhésion à l'idée de l'origine commune des espèces vivantes : couronner l'illustration de la grande vérité transformiste en montrant la nécessité d'inscrire phylogénétiquement l'Homme au sein de la série animale. Au terme d'une assez longue réserve, Darwin, affrontant une nouvelle fois les mythes de la création et l'univers dogmatique des croyances, expose alors une version strictement naturaliste de l'origine de l'Homme et de son devenir. Au-delà, il s'agit pour lui d'expliquer, par la seule dynamique d'avantages sélectionnés et transmis, l'accession de l'Homme à sa position d'éminence évolutive, représentée par l'état de « civilisation », lequel manifestement contrarie en son sein le mouvement d'élimination des moins aptes impliqué dans la sélection naturelle, pour y substituer des institutions protectrices, une éducation altruiste et une morale de la bienveillance, du secours et de la sympathie. Telle est l'inépuisable nouveauté de ce que Patrick Tort nomme, dans sa préface, l'effet réversif de l'évolution. Une telle explication ne pouvait s'effectuer sans une théorie des instincts. Si la notion du développement sélectionné des instincts sociaux, combinée avec celle de l'accroissement des capacités rationnelles, sert à désigner globalement ce à travers quoi l'humanité élabore la civilisation, c'est dans l'analyse fine des instincts procréatifs et parentaux, ainsi que des sentiments affectifs et des comportements qui leur sont associés, que Darwin découvre l'opération d'une autre sélection, détentrice elle aussi d'un grand rôle évolutif : la sélection sexuelle, qui préside dans le monde animal à la rencontre amoureuse, aux rituels et aux choix nuptiaux ainsi qu'à la transmission des caractères sexuels secondaires, et qui complète l'action de la sélection naturelle tout en paraissant parfois lui opposer sa loi.


Journal de bord [Diary] - Patrick Tort

Journal de bord [Diary] - Patrick Tort

2011
Journal de bord [Diary]
Précédé de P. Tort, avec la collaboration de Claude Rouquette, « Un voilier nommé Désir »

Genève, Slatkine (version des Œuvres complètes), 2011, 624 p.
Paris, Honoré Champion (version poche), 2012, 822 p.


Traduit ici en français pour la première fois, le Journal de bord (Diary) de Charles Darwin est le premier document, demeuré longtemps inédit, qui relate, jour après jour, le voyage du jeune naturaliste autour du monde à bord du trois-mâts barque d'exploration le Beagle. Commencé le lundi 24 octobre 1831 à Plymouth, ce récit s'achèvera, presque cinq ans plus tard, le dimanche 2 octobre 1836 à Falmouth, après un périple au cours duquel le futur réformateur de l'histoire naturelle et auteur de la théorie de la filiation des espèces expliquée par la sélection naturelle aura acquis une provision de spécimens, d'observations, de connaissances positives et de doutes qui constituera le socle et le ferment de sa grande théorie phylogénétique.
Matrice du futur Journal de recherches (le fameux Voyage d'un naturaliste autour du monde) qui paraîtra en 1839, le Journal de bord est en premier lieu le récit de cette navigation, tour à tour éprouvante et émerveillée, et de son alternance avec les longues expéditions terrestres (Cap-Vert, Brésil, Uruguay, Argentine, Chili continental et Terre de Feu, Falkland, Chiloé, Galápagos, Tahiti, Nouvelle-Zélande, Australie, Tasmanie, îles Keeling, île Maurice, Cap de Bonne-Espérance, Sainte-Hélène, Ascension, Açores) qui furent pour Darwin l'occasion d'étudier tout ce qui, depuis la géologie, essentielle à ses yeux, jusqu'aux hommes, le conduira à douter de la véridicité de la Bible et du bien-fondé de son autorité sur l'enseignement des sciences de la terre et de la vie.
La vibrante condamnation de l'impardonnable barbarie de l'esclavage et du progressif anéantissement des peuples autochtones est l'une des grandes leçons morales du Journal de bord.


Darwin et la Religion - Patrick Tort

2011
Darwin et la Religion
La Conversion matérialiste

(Avec la collaboration de Solange Willefert) Paris, Ellipses, 2011


Pour Darwin, la science adulte est nécessairement athée dès lors et tant qu'elle est la science. Qu'il ait soigneusement évité de proclamer un athéisme personnel ne doit pas dissimuler l'athéité nécessaire du rationalisme moniste qui gouverne son appréhension du monde vivant et la totalité de son œuvre. Dans ses Carnets, il revendiquait en effet déjà le matérialisme comme voie unique d'exploration causale des processus immanents, c'est-à-dire comme condition fondamentale de toute intelligibilité dans les sciences de la nature, s'étendant naturellement à l'explication de la complexité humaine.
     Alors que le christianisme s'arrogeait le privilège exclusif de dire la vérité « sur l'Homme et sur son histoire », c'est la théorie darwinienne qui, à partir de 1871 et à travers un renversement qu'aucune Église ne pourra complètement admettre, s'est donné le droit d'analyser la religion elle-même comme un fait évolutif et un objet parmi d'autres pour une anthropologie désormais installée sur ses bases naturelles.


Darwin n'est pas celui qu'on croit - Patrick Tort

2010
Darwin n'est pas celui qu'on croit

Paris, Le Cavalier bleu, 2010, 190 p.

Rendre à Darwin ce qui lui appartient, en même temps que lui retirer ce qu'on lui attribue à tort, constitue aujourd'hui un devoir proportionné aux enjeux d'une lecture cruciale qui est encore loin d'être acquise : celle de son œuvre. Simplifications inexactes (« l'Homme descend du Singe »), accusations polémiques (« le darwinisme est immoral »), réécritures opportunistes (« Darwin glorifie la loi du plus fort »), dénis de scientificité (« la théorie de la sélection naturelle ne repose sur aucune preuve »), arguties créationnistes (« l'œil est un miracle de la Création »), récupérations religieuses sous couvert d'agnosticisme (« il n'y a pas de contradiction entre la foi et Darwin »), jugement trop hâtif de Marx (« Darwin projette le capitalisme sur la nature »), griefs de racisme, d'esclavagisme, d'eugénisme, de sexisme, voire de prénazisme : autant de biais aux implications dramatiques qui ont fini parfois par s'imposer.
     La clé de la plupart de ces « incompréhensions » est le contournement (innocent ou tactique) d'une logique impérative, liée chez Darwin à la sélection de l'instinct social : celle de la destitution tendancielle de la sélection naturelle éliminatoire au cours de l'émergence (pourtant sélectionnée) de la civilisation et de la morale.


L'Origine des espèces - Patrick Tort

L'Origine des espèces - Patrick Tort

2009
L'Origine des espèces (Édition du Bicentenaire)
Précédé de P. Tort, « Naître à vingt ans. Genèse et jeunesse de L'Origine »

Genève, Slatkine (version des Œuvres complètes), 2009
Paris, Honoré Champion (version poche), 2009


L'Effet Darwin - Patrick Tort

2008
L’Effet Darwin
Sélection naturelle et naissance de la civilisation

Paris, Seuil, 2008, 234 p. Version poche parue en février 2012.

Une interprétation expéditive du darwinisme a fait trop souvent de la « survie du plus apte » l’argument des manifestations ordinaires de la loi du plus fort : élitisme social, domination de race, de classe ou de sexe, esclavagisme, élimination des faibles. Patrick Tort, spécialiste de l’œuvre de Darwin, montre qu’en réalité la civilisation, née de la sélection naturelle des instincts sociaux et de l’intelligence, promeut au contraire la protection des faibles à travers l’émergence – elle-même sélectionnée – des sentiments affectifs, du droit et de la morale. Pour emblème de cet « effet réversif » de l’évolution, l’auteur choisit la bande de Möbius, dont la face unique résulte d’un retournement continu. Un essai pour en finir avec la tentation toujours présente de réduire la théorie à une version « plate » permettant d’utiliser Darwin pour justifier l’injustifiable.


La Variation des animaux et des plantes à l'état domestique - Patrick Tort

La Variation des animaux et des plantes à l'état domestique - Patrick Tort

2008
La Variation des animaux et des plantes à l'état domestique
Précédé de P. Tort, « L'épistémologie implicite de Charles Darwin »

Genève, Slatkine, 2008, 956 p.
Paris, Honoré Champion (version poche), 2015


Esquisse au crayon de ma théorie des espèces - Patrick Tort

2007
Esquisse au crayon de ma théorie des espèces (Essai de 1842)
Précédé de P. Tort, « Un manuscrit oublié »

Genève, Slatkine, 2007, 160 p.

2006
Obtention du Prix de l'Union des Athées, remis le 4 juin. Conférence à Paris au 10-12, rue des Fossés-Saint-Jacques, sur le thème « Darwinisme et "Dessein intelligent" ». Publication dans La Tribune des Athées : « Du rationalisme métaphysique au naturalisme athée : Descartes, Darwin ».


Darwin et le darwinisme - Patrick Tort

Darwin et le darwinisme - Patrick Tort

2005
Darwin et le darwinisme

Paris, PUF, « Que sais-je ? », 2005, 128 p.

     Partant de la vie et de l'œuvre de Darwin, et poursuivant l'étude de sa théorie jusqu'à ses développements les plus contemporains, ce livre montre que la théorie darwinienne de l'évolution des organismes, plus que jamais vivante et productive sur le plan scientifique, doit encore affronter d'un côté les dogmes créationnistes toujours renaissants, et de l'autre ses propres et interminables caricatures idéologiques.

     L'histoire du « darwinisme » est racontée ici à travers toutes les phases de l'élaboration par Darwin de la théorie de la descendance modifiée par le moyen de la sélection naturelle : premières intuitions contraires au fixisme lors de son voyage autour du monde, réflexion plus intense après le séjour aux Galápagos, doutes accentués après son retour en 1836, conviction transformiste installée enfin, et illustrée à partir de 1837 par une immense œuvre naturaliste dont L'Origine des espèces de 1859 sera en quelque sorte le manifeste. Le mécanisme sélectif, lui, devient une évidence nécessaire au cours de l'automne 1838.

     Ce n'est qu'en 1871 que Darwin parlera de l'évolution de l'Homme et des sociétés humaines. Dans l'intervalle, Spencer et Galton auront eu le temps de s'approprier l'application « humaine » de la théorie sélective, le premier pour favoriser le « darwinisme social » (suivant lequel rien ne doit gêner la sélection naturelle dans l'élimination des sujets sociaux les moins aptes), le second pour promouvoir l'eugénisme (qui propose de compenser l'inefficacité de la sélection naturelle en milieu de civilisation par des mesures d'exclusion reproductive des faibles et des malades).

     Or Darwin, dans son grand livre sur La Filiation de l'Homme, s'oppose à ces deux applications déviantes de sa théorie, et explique que dans l'univers de la civilisation, la sélection naturelle n'est plus la force directrice de l'évolution, car, en sélectionnant conjointement le développement des instincts sociaux, des sentiments affectifs et de la rationalité, elle a engagé le devenir humain dans la voie d'une reconnaissance de l'autre et d'une morale qui condamnent toute forme d'élimination sélective.

     Ainsi, la sélection naturelle sélectionne la civilisation, qui s'oppose à la sélection naturelle.


Darwin et la philosophie - Patrick Tort

Darwin et la philosophie - Patrick Tort

2004
Darwin et la philosophie

Paris, Kimé, 2004, 78 p.

       Sous l'apparence anodine de la question, un piège : celui qui invite à réduire, pour la discréditer, la théorie darwinienne au caprice d'une subjectivité raisonnante, à l'arbitraire incontrôlable d'une vision du monde, voire à  la tyrannie d'un système.
       Ce que fit Marx à  partir de 1862, après une brève période de vif acquiescement matérialiste, en réduisant Darwin à  Malthus et à Hobbes.
       Ce que firent après lui d'innombrables répétiteurs d'une leçon bien peu documentée qui assimilait la pensée darwinienne à  une application des dogmes triomphalistes portés par les classes dominantes de la société victorienne.
       Ce que font encore bon nombre d'idéologues préoccupés d'établir qu'à l'égal de Spencer, Darwin était un chantre des mérites de la philosophie politique libérale.
       Or Darwin s'intéressait à la philosophie. Comme à la religion, à la morale et à la politique. Mais non comme s'y intéresse un « philosophe ».
En six études précises, ce livre explique pourquoi.


Ci-dessous, l'édition italienne parue en 2006 :

Darwin et la filosofia - Patrick Tort     Darwin et la filosofia - Patrick Tort



La Seconde Révolution darwinienne - Patrick Tort

La Seconde Révolution darwinienne - Patrick Tort

2002
La Seconde Révolution darwinienne
Biologie évolutive et théorie de la civilisation

Paris, Kimé, 2002, 140 p.

Mise au point sur l'anthropologie de Darwin et le concept d'effet réversif de l'évolution à  travers une série d'entretiens.


Fabre. Le Miroir aux insectes - Patrick Tort

Fabre. Le Miroir aux insectes - Patrick Tort

2002
Fabre. Le Miroir aux insectes

Paris, Vuibert/Adapt, 2002, 350 p.

Biographie rectifiée de Fabre et première critique scientifique de son œuvre de naturaliste. Ce livre renferme des documents inédits issus du fonds Legros de Montrichard.


La Formation de la terre végétale par l'action des vers, avec des observations sur leurs habitudes - Patrick Tort

La Formation de la terre végétale par l'action des vers, avec des observations sur leurs habitudes - Patrick Tort

2001
La Formation de la terre végétale par l'action des vers, avec des observations sur leurs habitudes

Paris, Syllepse, 2001, 300 p.

Traduction d'Aurélien Berra, professeur de Lettres anciennes, membre de l'Institut Charles Darwin International, sous la direction de Patrick Tort. Préface de Patrick Tort, « Un regard vers la terre ». Volume XXVIII des Œuvres de Darwin.


Para leer a Darwin - Patrick Tort

Para leer a Darwin - Patrick Tort

2001
Para leer a Darwin

Madrid, Alianza, 2001

Traduction du Professeur Chomin Cunchillos, biochimiste, correspondant espagnol de l'Institut Charles Darwin International.


L'antropologia di Darwin - Patrick Tort

2001
L'antropologia di Darwin

Rome, Il Manifesto, 2001, 176 p.

Traduction de Guido Chiesura, géologue, correspondant italien de l'Institut Charles Darwin International.


Prix Philip Morris pour la Science - Patrick Tort

2000
Prix Philip Morris pour la Science (récompensant l'ensemble de l'œuvre d'histoire des sciences de Patrick Tort, et, nommément, la création de l'Analyse des Complexes Discursifs et l'œuvre darwinologique), décerné le 12 juillet 2000 au Sénat.

Sous l'égide du professeur Yves Coppens (Président du Comité de parrainage du Prix). Composition du Jury : Jean Audouze (Président du Jury), Henri Décamps, André Mariotti, Armand de Ricqlès et Daniel Roche.


Darwin et la science de l'évolution - Patrick Tort

Darwin et la science de l'évolution - Patrick Tort

2000
Darwin et la science de l'évolution

Paris, Gallimard, « Découvertes », 160 p.

De ce livre sera tiré le film documentaire de Valérie Winckler portant le même titre

Ci-dessous, cinq éditions étrangères du même ouvrage (américaine, anglaise, japonaise, brésilienne, chinoise) :

Darwin and the science of evolution - Patrick Tort     Charles Darwin - The Scholar Who Changed Human History - Patrick Tort     Darwin et la science de l'évolution - Patrick Tort     Darwin et la science de l'évolution - Patrick Tort     Darwin et la science de l'évolution - Patrick Tort


Exposition Darwin - Patrick Tort

2000

Réalisation de l'Exposition Darwin (46 panneaux), disponible dans la francophonie à  partir du printemps 2000. Sa logistique est assurée par l'ASTS (Association « Science Technologie Société », 19, Place de l'Argonne 75019 Paris).


La Filiation de l'Homme et la sélection liée au sexe - Patrick Tort

La Filiation de l'Homme et la sélection liée au sexe - Patrick Tort

1999
La Filiation de l'Homme et la sélection liée au sexe

Paris, Syllepse, 1999, 826 p.

Premier volume (t. 22) des Œuvres de Darwin en français (programme d'édition comprenant 35 volumes). Préface de Patrick Tort : « L'anthropologie inattendue de Charles Darwin ».


Darwin e il darwinismo - Patrick Tort

Darwin e il darwinismo - Patrick Tort

1998
Darwin e il darwinismo

Rome, Editori Riuniti, 1998, 142 p.

• Détachement au CNRS (CR1, équipe REHSEIS) et création de l'Institut Charles Darwin International

• Lancement des principaux programmes de recherche de l'Institut.


Darwin et le darwinisme - Patrick Tort

Darwin et le darwinisme - Patrick Tort

1997
Darwin et le darwinisme

Paris, PUF, « Quadrige », 1997, 128 p.


Pour Darwin - Patrick Tort

Pour Darwin - Patrick Tort

1997
Pour Darwin

Paris, PUF, 1997, 1100 p.

Réunissant des spécialistes de toutes les branches contemporaines de la biologie de l'évolution et des théoriciens des sciences biologiques et humaines, cette somme d'études spécialisées, soucieuse toutefois d'accessibilité, montre, contre une rumeur insistante de péremption, la vitalité plus que jamais sensible du grand cadre théorique darwinien dans des domaines aussi divers que l'anthropologie, la psychanalyse, l'éthologie, les sciences cognitives, la biochimie, la systématique phylogénétique, la paléo-anthropologie, la génétique des populations et la génétique du développement. L'ouvrage est destiné à servir de vade-mecum dans les débats contemporains autour de l'évolution. Contient la traduction commentée de deux opuscules de Darwin : l'Esquisse biographique d'un petit enfant et l'Essai posthume sur l'instinct.


Congrès Pour Darwin - Patrick Tort

1997
Organisation du Congrès international « Pour Darwin » à  Romainville (4 journées), sous le patronage et avec le soutien de la Commission européenne. Ce congrès a souhaité présenter la réaction de la communauté scientifique à la récente reviviscence des attaques créationnistes et néo-providentialistes contre la science moderne de l'évolution. Comme le précédent congrès, il a rappelé le besoin théorique d'un dialogue élargi entre sciences biologiques et sciences humaines et sociales.


Le Congrès avait pour objectif de solidariser la communauté des spécialistes européens de sciences biologiques et humaines autour des avancées théoriques auxquelles ils avaient participé jusqu'alors en ordre dispersé. Il existe, notamment dans les pays de l'Europe latine, des traditions de recherche extrêmement riches dans tous les domaines (biologie, psychologie, psychiatrie, neurosciences, sciences cognitives, linguistique) qui reconnaissent aujourd'hui leur lien avec le darwinisme. À l'heure actuelle, un chercheur européen travaillant sur ces questions établit plus aisément des rapports avec les États-Unis qu'avec les autres pays de l'Union européenne, cette situation objective ôtant ainsi sa chance à  la constitution d'une compétence européenne originale capable d'exister face aux productions d'outre-Atlantique, à l'esprit desquelles de très nombreux scientifiques d'Europe ne sauraient invariablement souscrire.


          Sur les questions de l'évolution, le Dictionnaire du darwinisme a été salué par Ernst Mayr lui-même dans Science comme une première mondiale illustrant l'avance et la capacité encyclopédique des Européens, tandis que l'on assistait aux États-Unis à une réapparition massive des régressions créationnistes.


          Le Congrès international « Pour Darwin » a été une étape de plus vers la Création de l'INSTITUT CHARLES DARWIN INTERNATIONAL. Il avait pour objet non seulement de prolonger les travaux déjà réalisés et de réagir aux figures résurgentes de l'irrationalisme anti-transformiste, mais aussi d'engager une coopération européenne productive – intégrant en outre des apports extra-européens – dans tous les domaines atteints par la pensée de l'évolution.



Programme résumé du Congrès :

     • Première journée (mardi 2 septembre) : L'anthropologie darwinienne (autour du concept d'effet réversif de l'évolution et de ses possibles applications dans les sciences humaines : anthropologie, sociologie, psychologie génétique, psychologie cognitive, psychanalyse, linguistique, éthique, philosophie).

     • Deuxième journée (mercredi 3 septembre) : Le concept de niveau d'intégration et ses conséquences épistémologiques : biochimie, biologie de l'évolution, neurosciences, psychologie. Analyse du concept de réductionnisme et critique des réductionnismes contemporains. Réflexion autour de l'œuvre de Faustino Cordón.

     • Troisième journée (jeudi 4 septembre) : Les critiques du darwinisme, passées et présentes. Examen et réfutation de quelques topiques récurrents.

     • Quatrième journée (vendredi 5 septembre) : Les preuves du darwinisme. Bilan de la biologie de l'évolution. Illustrations et perspectives contemporaines.



          Le Congrès a permis la rencontre, au sein d'un projet commun de défense des valeurs de la connaissance scientifique en matière d'évolution, de spécialistes issus de différents pays d'Europe qui n'ont eu jusqu'ici l'occasion de coopérer que dans le cadre de travaux ponctuels et étroitement thématiques. L'aspect  interdisciplinaire de cette rencontre a permis en outre de la situer déjà dans l'esprit d'un regroupement des compétences européennes en matière d'évolution au sein d'un organisme à vocation permanente, l'INSTITUT CHARLES DARWIN INTERNATIONAL, dont le projet était déjà en cours d'examen.


          L'Europe n'a élaboré jusqu'ici aucune réponse relativement unitaire aux « modes » régulièrement importées des États-Unis. Il est clair aujourd'hui pour de nombreux savants et chercheurs européens que l'on ne peut se contenter de suivre l'oscillation américaine entre créationnisme et sociobiologie, et que l'on doit par ailleurs, plus sérieusement, travailler à l'examen critique, voire au dépassement de la théorie synthétique de l'évolution. L'Europe a hérité de la sociobiologie américaine (aux implications de laquelle nous avons été en 1985-1986 les premiers à répondre) comme elle hérite aujourd'hui du néo-créationnisme « scientifique ». La communauté scientifique européenne ne saurait aujourd'hui ne tenir qu'un discours d'assentiment périphérique face à des réflexions ou des débats dont elle n'a ni l'initiative, ni même le contrôle au sein de ses propres institutions. Le Congrès a répondu à ces questions par la théorie (dans ses contenus) et par la pratique (dans la préparation des travaux futurs de l'ICDI).



          Le Congrès international « Pour Darwin » a donc été le troisième volet d'une démarche de constitution d'un vaste réseau européen de collaboration scientifique.


     • 1er volet : 1991 : Congrès international « Darwinisme et Société » à Paris. Publication sous ce titre aux Presses universitaires de France (1992). France, Espagne, Italie y étaient les nations les plus représentées. Il s'agissait, par l'analyse des textes, l'étude historique et la critique épistémologique, de produire un travail de synthèse sur l'histoire du « darwinisme social » et d'en montrer l'incompatibilité avec la logique de l'anthropologie proprement darwinienne.

     • 2e volet : 1996 : Publication aux PUF du Dictionnaire du darwinisme et de l'évolution, 3 vol., 5000 p., couronné par l'Académie des Sciences. L'ouvrage couvre l'histoire mondiale du darwinisme. Espagne, France et Italie demeurent, sur le plan rédactionnel, les nations les plus représentées. Pour la première fois dans notre histoire contemporaine, on note une très importante participation directe de la Russie. Considérable documentation anglaise et allemande. Collaborations cubaine, irlandaise, américaine, suisse, algérienne, japonaise.

     • 3e volet : 1997 : Congrès international « Pour Darwin », préludant à la création de l'Institut Charles Darwin International.


L'Animal écran - Patrick Tort

L'Animal écran - Patrick Tort

1996
L'Animal écran

Paris, Éditions du Centre Georges Pompidou, 1996

Avec Patrick Lacoste et Jean-André Fieschi. La contribution de Patrick Tort (p. 33-52) s'intitule « Darwin scénariste » et ré-analyse la question de l'anthropomorphisme.


Spencer et l'évolutionnisme philosophique - Patrick Tort

1996
Spencer et l'évolutionnisme philosophique

PUF, « Que sais-je ? », 128 p.


Dictionnaire du darwinisme et de l'évolution - Patrick Tort

Dictionnaire du darwinisme et de l'évolution - Patrick Tort

Dictionnaire du darwinisme et de l'évolution - Patrick Tort

Dictionnaire du darwinisme et de l'évolution - Patrick Tort

Dictionnaire du darwinisme et de l'évolution - Patrick Tort

1996
Dictionnaire du darwinisme et de l'évolution

Paris, PUF, 1996, 3 vol., 5000 p.

(3 volumes en coffret, 5000 pages, 140 collaborateurs, 9 ans de travail scientifique et éditorial)
Publié avec le concours du Centre national des Lettres. Obtention du Prix Henri de Parville de l'Académie des Sciences, « couronnant le meilleur ouvrage de science des deux dernières années ».

Cette synthèse encyclopédique des connaissances contemporaines relatives à Darwin et aux divers transformismes qui l'ont précédé et suivi renferme toute l'information disponible sur les sciences de l'évolution : histoire, concepts, méthodes, théories, auteurs. Ouvrage conçu comme susceptible d'être utilisé dans le cadre des nouvelles technologies de l'information, le Dictionnaire joint à un contenu encyclopédique une commodité de consultation étudiée dans le plus fin détail (renvois, corrélats, marquage des termes définis, etc.) destinée à  en faire un auxiliaire indispensable aussi bien à la recherche qu'à la culture générale.


L'Homme, cet inconnu ? Alexis Carrel, Jean-Marie Le Pen et les chambres à gaz - Patrick Tort

L'Homme, cet inconnu ? Alexis Carrel, Jean-Marie Le Pen et les chambres à gaz - Patrick Tort

1992
L'Homme, cet inconnu ? Alexis Carrel, Jean-Marie Le Pen et les chambres à gaz

Paris, Syllepse, 1992, 56 p.
(avec Lucien Bonnafé)

Ce livre explique qui était vraiment le docteur Carrel, médecin eugéniste et pro-nazi dont le Front National a cherché à faire le « fondateur de l'écologie ».


Darwinisme et société - Patrick Tort

Darwinisme et société - Patrick Tort

1992
Darwinisme et société

Paris, PUF, 1992, 700 p.

Ouvrage issu du Congrès international de l'année précédente, sous la direction de Patrick Tort. Première synthèse mondiale sur la question des rapports qu'entretiennent le biologique et le social à la lumière de la révolution darwinienne, ce livre réunit biologistes de l'évolution, historiens des sciences et de la philosophie et spécialistes des sciences sociales dans une confrontation décisive. L'histoire mondiale du « darwinisme social », étudiée pays par pays, s'y trouve mise pour la première fois en opposition avec une anthropologie darwinienne qui en renferme depuis 1871 le profond désaveu.

1991
Organisation à Paris (Collège de France, Sorbonne, Institut océanographique) du Congrès international « Darwinisme et Société » (3 journées), avec le concours des Ministères de la Recherche et de l'Environnement. L'un des objectifs du Congrès était de promouvoir, autour d'une problématique avivée par la médiatisation sans contrôle des thèses « sociobiologistes », la rencontre critique des sciences biologiques et des sciences sociales.


          Les trois journées du Congrès se sont ordonnées autour de trois thèmes :

            1. « Fondement et logique de l'anthropologie darwinienne : biologie, morale, société »
            2. « Le darwinisme social dans le monde »
            3. « Tendances évolutives des évolutionnismes contemporains ».


La Raison classificatoire - Patrick Tort

La Raison classificatoire - Patrick Tort

1989
La Raison classificatoire

Paris, Aubier, 1989, 572 p.

Ce livre, qui propose dans ses premières pages une matrice d'explication théorique du déterminisme « oscillatoire » des grands « courants » qui alternent au sein du déroulement de l'histoire des productions de pensée (historicisme, systémisme), met en place en même temps l'analyse de l'émergence de la rationalité transformiste à travers les systèmes classificatoires eux-mêmes.


Marx et le problème de l'idéologie - Patrick Tort

Marx et le problème de l'idéologie - Patrick Tort

1988
Marx et le problème de l'idéologie

Paris, PUF, 1988, 148 p.

Suivi d'un entretien avec Georges Guille-Escuret consacré aux rapports théoriques réels entre Darwin, Gobineau, Spencer, Malthus, Marx et Engels.

Réédition augmentée chez L'Harmattan en 2006. Postface de Bernadette Menu.

Marx et le problème de l'idéologie - Patrick Tort    Marx et le problème de l'idéologie - Patrick Tort



Herbert Spencer, Autobiographie - Patrick Tort

Herbert Spencer, Autobiographie - Patrick Tort

1987
Herbert Spencer, Autobiographie (naissance de l’évolutionnisme libéral)

Précédé de « Spencer et le système des sciences »
Paris, PUF, 1987, 550 p.

Histoire de la naissance de l'évolutionnisme philosophique et du « darwinisme social » dans l'Angleterre victorienne.


Être marxiste aujourd'hui - Patrick Tort

Être marxiste aujourd'hui - Patrick Tort

1986
Être marxiste aujourd'hui

Précédé de « Lukács 1955 », par Henri Lefebvre
Paris, Aubier, 1986, 156 p.


Misère de la sociobiologie - Patrick Tort

Misère de la sociobiologie - Patrick Tort

1985
Misère de la sociobiologie

Paris, PUF, 1985, 191 p.

Ouvrage collectif et première réaction européenne pluridisciplinaire (sciences biologiques et sociales) aux thèses anthropologiques de certains représentants de la sociobiologie américaine. Premier ouvrage en France à entreprendre une critique scientifique de la sociobiologie vulgaire et de ses outrances, ce livre a joué un rôle important dans l'acclimatation d'une résistance proprement darwinienne aux divers dévoiements qu'a subis la théorie de Darwin réduite à une version strictement idéologique par différentes catégories d'interprètes abusifs, de Spencer à certains vulgarisateurs contemporains des thèses de l'ancien « darwinisme social ».


La Querelle des analogues - Geoffroy Saint-Hilaire / Cuvier - Patrick Tort

La Querelle des analogues - Geoffroy Saint-Hilaire / Cuvier - Patrick Tort

1983
La Querelle des analogues - Geoffroy Saint-Hilaire / Cuvier

Éditions d’Aujourd’hui, 1983, 300 p.

Histoire et textes d'un célèbre débat, à l'aube du transformisme.


La Pensée hiérarchique et l'évolution - Patrick Tort

La Pensée hiérarchique et l'évolution - Patrick Tort

1983
La Pensée hiérarchique et l'évolution

Paris, Aubier, 1983, 556 p.

Ce livre, premier volume expressément consacré à l'illustration de l'Analyse des Complexes Discursifs (ACD), est à l'origine de la relecture contemporaine des grands textes darwiniens, et en particulier des textes anthropologiques de Darwin, à la lumière du concept de l'effet réversif de l'évolution, processus décrit par lui en 1871 comme renversement progressif de l'hégémonie des comportements d'élimination au cours du progrès de la civilisation, par le biais de la sélection des instincts sociaux et de l'accroissement conjoint des capacités rationnelles et morales. L'importance de ce concept est aujourd'hui reconnue. Ses conséquences ont été de rendre illégitime toute annexion de la théorie darwinienne par les multiples figures passées et présentes des « sociologies biologiques » à orientations « social-darwinistes » ou eugénistes. Début de l'explication historico-critique de la confusion entretenue pendant plus d'un siècle entre Darwin et Spencer.


Arthur et Albert Schott, Contes roumains - Patrick Tort

Arthur et Albert Schott, Contes roumains - Patrick Tort

1982
Arthur et Albert Schott, Contes roumains

Maisonneuve et Larose, 1982, 324 p.

Publication, avec Denise Modigliani, de l'édition savante des Contes Roumains, et préface de cet ouvrage, intitulée « La patience du désir : programme d'une autre analyse des contes », application de l'Analyse des Complexes Discursifs (ACD) à des objets du folklore, proposant le dépassement méthodologique de la morphologie proppienne.


La Constellation de Thot - Patrick Tort

La Constellation de Thot - Patrick Tort

1981
La Constellation de Thot (hiéroglyphe et histoire)

Paris, Aubier, 1981, 156 p.

Ouvrage de synthèse sur l'égyptologie et la sinologie au XVIIIe siècle, développant la théorisation des enjeux de ces deux champs d'études anthropologiques et historiques (voir l'édition de Warburton, 1978). [Deuxième volume publié de la thèse de Doctorat d'État de Patrick Tort.]


Évolutionnisme et linguistique - Patrick Tort

Évolutionnisme et linguistique - Patrick Tort

1980
Évolutionnisme et linguistique

Paris, Vrin, 1980, 122 p.

Cet ouvrage traite des rapports entre la biologie évolutive issue de Lamarck/Darwin et la linguistique évolutionniste d'August Schleicher. [Troisième volume publié de la thèse de Doctorat d'État de Patrick Tort.]


Maupertuis, Vénus physique - Patrick Tort

Maupertuis, Vénus physique - Patrick Tort

1980
Maupertuis, Vénus physique. Lettre sur le progrès des sciences

Précédé de « L’ordre du corps », par Patrick Tort
Paris, Aubier, 1980, 171 p.

Mise au point sur les rapports historico-discursifs entre cartésianisme et empirico-sensualisme. Analyse d'une application de la physique newtonienne à la théorie de la génération, dont on retrouvera certains éléments au sein, par exemple, de la théorie darwinienne de la « pangenèse ».


L'Ordre et les monstres - Patrick Tort

L'Ordre et les monstres - Patrick Tort

1980
L'Ordre et les monstres (Le débat sur l'origine des déviations anatomiques au XVIIIe siècle)

Le Sycomore, réédition Syllepse (1998), 250 p.

Ce livre présente l'analyse des rapports entre science anatomique, théologie et métaphysique autour de la question de la génération des monstres, et étudie le processus d'affranchissement de la première, ainsi que les enjeux, plus vastes, de sa laïcisation. Première illustration par l'Analyse des Complexes Discursifs (ACD) de la problématique de la démarche « mécaniste » dans les sciences du vivant à travers l'étude exhaustive des mémoires de l'Académie des Sciences relatifs à la question de la monstruosité physique, et du débat entre « accidentalistes » et préformationnistes.


L'Origine du Paradoxe sur le comédien - Patrick Tort

L'Origine du Paradoxe sur le comédien - Patrick Tort

1980
L'Origine du Paradoxe sur le comédien (La Partition intérieure)

Paris, Vrin, 1980, 76 p.

Découverte et analyse de l'origine historique et textuelle de ce célèbre texte de Diderot. Autre application de l'Analyse des Complexes Discursifs (ACD), cette fois à l'étude de l'antagonisme des modèles (peinture/musique) à l'intérieur du discours esthétique. [Ce volume est constitué par l'introduction historique et théorique de la Thèse de Doctorat de IIIe cycle en Littérature française de Patrick Tort, soutenue en 1975.]


Sciences humaines et philosophie en Afrique - Patrick Tort

Sciences humaines et philosophie en Afrique - Patrick Tort

1979
Sciences humaines et philosophie en Afrique

(Avec Paul Desalmand)
Paris, Hatier, 1979, 400 p.

Ouvrage d'étude destiné à favoriser l'appropriation des concepts, des outils et de l'histoire des sciences humaines (anthropologie, sociologie, linguistique, psychologie, philosophie) par les étudiants et enseignants de l'Afrique francophone.


Physique de l'État (Examen du Corps politique de Hobbes) - Patrick Tort

1978
Physique de l'État (Examen du Corps politique de Hobbes)

Paris, Vrin, 1979, 72 p.

Analyse des modèles scientifiques de la théorie de l'État chez Hobbes (cours d'agrégation à l'École normale supérieure de Cachan). Démonstration du fait que, chez Hobbes, le passage à la convention est un passage « naturel ». Cette idée aura de profondes répercussions sur les anthropologies naturalistes à venir, notamment sur celles qui intégreront la théorie de l'évolution biologique. Développement en 2004 dans Darwin et la philosophie, Paris, Kimé.


Essai sur les hiéroglyphes des Égyptiens (Warburton) - Patrick Tort

Essai sur les hiéroglyphes des Égyptiens (Warburton) - Patrick Tort

1978
Essai sur les hiéroglyphes des Égyptiens (Warburton)

Édition savante, précédée de « Transfigurations : archéologie du symbolique », par Patrick Tort, et suivie de 107 pages de notes sur le texte et des Remarques sur la première écriture des Chinois, par Léonard des Malpeines.
Paris, Aubier, 1978, 408 p.

Le texte de Patrick Tort est une introduction à l'histoire de l'égyptologie pré-champollionienne, analysant les rapports entre compétence sémiotique, fonction herméneutique, connaissance des sciences, maîtrise des systèmes symboliques et pouvoir politique dans l'Égypte ancienne telle qu'elle est représentée au XVIIIe siècle. Correctement étudié dans son énorme complexité, l'« objet » Égypte, comme son corrélat, l'« objet » Chine, est, dans ce contexte, un remarquable analyseur de la crise de l'histoire chrétienne des peuples et des civilisations dans l'Europe des Lumières. L'outil mis au point pour élucider sa problématique, l'Analyse des Complexes Discursifs (ACD), appliqué depuis à  bien d'autres objets, est celui dont l'auteur propose aujourd'hui de conduire à son terme la présentation méthodologique.
[L'édition savante de Warburton constitue le premier volume publié de la thèse de Doctorat d'État de Patrick Tort.]

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